18 septembre 2020

 

L’OPÉRA DE ROUEN TIENT LE CAP !

 

 

 

 

Oui, les salles de concert et les maisons d’opéra rouvrent enfin leurs portes, mais la partie est encore loin d’être gagnée. Il faut aujourd’hui beaucoup de courage et d’énergie pour faire le pari de présenter une saison lyrique alors que tant d’incertitudes pèsent encore sur les mois à venir.

 

Vendredi 18 septembre, Loïc Lachenal, directeur de l’Opéra de Rouen (et de l’association professionnelle Les Forces musicales), présentait à la presse cette saison 2020-21 qui marque la réouverture du Théâtre des Arts de Rouen, resté fermé depuis le début du confinement. En mars dernier, la production de Serse avec Jakub Józef Orliński avait été arrêtée en pleines répétitions. Ce mois de septembre, réouverture grandiose avec rien moins que Tannhäuser.

 

Un grand opéra, avec de nombreux solistes, un grand chœur et un orchestre fourni, en ces temps de distanciation obligée, est-ce bien raisonnable ? Non, sans doute pas, mais c’est aussi ce qui fait tout le mérite de l’entreprise. Certes, quand le projet a été lancé, on ne pouvait pas encore savoir que Rouen allait basculer en zone rouge, limitant encore la jauge de la salle. Mais il avait heureusement été prévu d’installer l’orchestre non dans la fosse, mais dans le parterre. Tous les instrumentistes seront donc disposés sur des praticables surplombant les sièges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois représentations sont prévues entre le 27 septembre et le 3 octobre, avec notamment Stefan Vinke dans le rôle-titre, Catherine Hunold cumulant Elisabeth et Vénus, et Samuel Hasselhorn en Wolfram ; la dernière représentation sera diffusée en direct sur écran géant dans Rouen et plusieurs autres villes de Normandie, ainsi qu’en différé sur France 3.

 

Loïc Lachenal a également attiré l’attention des journalistes sur les temps forts de cette saison. Le nouveau directeur musical de l’Opéra de Rouen, Ben Glassberg, dirigera en novembre La Clémence de Titus, l’œuvre avec laquelle il avait fait son baptême de chef lyrique à Glyndebourne. La production de Pelléas et Mélisande donnée au TCE en 2017 sera présentée en janvier avec une nouvelle distribution réservant quelques belles prises de rôle : Adèle Charvet en Mélisande, Nicolas Courjal en Golaud et Lucile Richardot en Geneviève. Les P’tites Michu de Messager, spectacle coproduit avec le Palazzetto Bru Zane et Angers Nantes Opéra, fera escale à Rouen en novembre-décembre. Le Simon Boccanegra vu à Dijon en 2018 terminera la saison en juin, sous la baguette d’Antonello Allemandi. Côté musique contemporaine, on retrouvera Trois Contes de Gérard Pesson, brillante création proposée à Lille l’an dernier, et l’opéra/oratorio imaginé par Arthur Lavandier, L’Abrégé des Merveilles de Marco Polo, pourra enfin voir le jour en novembre, alors qu’il aurait dû être créé en mai dernier.

 

La programmation de la Chapelle Corneille n’est pas moins alléchante, avec entre autres Stéphanie d’Oustrac et Le Poème Harmonique dans un programme allant de la musique ancienne aux Années Folles, ou la reprise de Louées soient-elles, récital haendélien pour soprano, mezzo, contorsionniste et danseuses, imaginé par David Bobée et Iñaki Encina Oyón. Plus d’informations ici

 

Laurent Bury

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stéphane Lelièvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Christian Dresse

© Marc Ginot

Dispositif prévu pour les représntations de Tannhäuser (© D.R)